Compte rendu du Salon de Essen-Security (06 et 07 octobre 2010).
Les DVR (Digital Video Recorder)
Pour les particuliers. (<16 caméras)
Ce sont en général de petits boîtiers fanless (20x15x3cm) pourvant capturer jusqu’à 4 caméras analogiques ou des 19” 1U pouvant capturer jusqu’à 16 caméras analogiques. La compression H.264 est matérielle via des chipset Hisilicon ou propriétaire (ex: Dahua)
La conception matérielle du boîtier ne permet pas d’enregistrer simultanément les quatre caméras à D1@25fps. Il y a une limite de bande passante qui restreint l’enregistrement vidéo à des combinaisons tel que: D1@5fps ou CIF@25fps.
Le logiciel intègre un éventuel enregistrement sur carte sd ou disque dur lors de la détection d’un mouvement.
La gestion du boîtier se fait on-screen directement sur l’écran de contrôle du boîtier avec une télécommande IR ou les boutons de façade. Il y a très rarement une compatibilité avec les mobiles. Les démos mobiles présentées même sur le réseau local ne sont pas du tout probantes.
Les prix varient de US$ 90 à US$ 300.
Pour les petites entreprises. (de 8 à 64 caméras)
Le boitier est plus gros, rarement fanless et se rapproche des dimensions d’un serveur 19” 1U ou 2U.
Il est de plus en plus hybride en acceptant en général un total de 24 ou 32 caméras analogiques et/ou numériques. Par exemple 16 analogiques et 8 numériques ou le contraire. Les puces de compression matérielle utilisées sont DaVinci de TI, Mobilygen (Maxim) ou Stretch.
Le support des caméras numériques se fait via les normes OnVIF et PSIA.
Ces DVR intègrent des solutions d’analyse vidéo, soit développées en interne soit achetées sous forme de licences par exemple à Mate, Keeneo, Viasys, ….
Les algorithmes d’analyses vidéos les plus répandus sont:
- détection d’intrusion
- protection de périmètre
- comptage de personnes entrées/sorties.
- détection d'objets abandonnés ou volés
- lecture de plaques d'immatriculation (ANPR)
Certains modèles haut de gamme de cette catégorie intègrent une solution de dual-encoding avec enregistrement haute qualité à D1@25fps et simultanément encodage/streaming en basse qualité par exemple CIF@10fps.
La gestion se fait on-screen via les boutons de façades du boîtier soit via un logiciel client Windows parfois Mac ou via un ActiveX Windows.
Certains modèles évolués proposent une sauvegarde distante sur un NAS.
Il existe généralement un mode compatible pour regarder la vidéo sous Iphone, Android, Symbian, Blackberry et Windows. Les démos sur iPhone/iPad sont très décevantes. Il n’y a pas de moyen de configurer le serveur via un mobile.
Les prix varient de US$ 500 à US$ 2500. en fonction du nombre de caméras supportées, le nombre d'algorithmes vidéos activés et le nombres de frame pouvant être simultanément encodées.
Pour les grandes installations (> 64 caméras)
Les boîtiers sont de la dimension d’un serveur 19” 3U ou 4U.
Il regroupe les spécifications du boîtier haut de gamme des petites entreprises mais s'intègre dans une solution complète de sécurité active et contrôle d'accès: portique de sécurité, badge d’identification RFID, serrures, identification biométrique, …
Les NVR (Network Video Recorder)
Ces boîtiers sont uniquement destinés à être connectés à des caméras IP.
Les caméras IP connectées peuvent embarquer des solutions d’analyse vidéo et de compression vidéo. Via les protocoles OnVIF ou PSIA, le boîtier reçoit les alarmes et les données associées. Exemples: détection de mouvement + zone de mouvement ou détection de voiture + numéro de la plaque d’immatriculation.
Le boîtier peut alors suivant ces spécifications, enregistrer les flux vidéos sur disque dur, envoyer des alertes email et/ou SMS via un service internet.
Cette solution est en vogue car les calculs sont déportés coté caméra, le système est très rapidement scalable. Les boîtiers sont beaucoup moins cher que ceux intégrant des puces de compression matérielle mais à mon avis le prix des caméras IP rend cette solution moins attractives pour les PME.
Les prix vont de US$ 100 à US$ 600 pour 4 caméras.
Les Boitiers d’encodage.
Il existe une catégorie de boîtier possédant une entrée vidéo analogique et une sortie ip permettant de transformer une caméra analogique en caméra numérique. Ces boîtiers de petites dimensions (10x20x5xm) peuvent intégrer des puces de compression matérielle et des algorithmes d’analyse vidéo.
Les VMS (Video Management Software)
Ces logiciels peuvent s’installer soit sur un NVR, soit sur un PC et gérer plusieurs DVR et NVR. Ils facilitent la recherche de séquences vidéos en fonction du temps ou d’un évènement donné. Ils permettent de regrouper dans une même interface plusieurs sites à surveiller et facilite le paramétrages des caméras et DVR. Il existe déjà quelques VMS basé web mais c’est assez gadget.
OnVIF & PSIA
Ces deux organismes proposent chacun leurs standards pour communiquer avec plusieurs centaines de caméras et serveurs IP.
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